Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

~ Viva el cinema ~


2 days in Paris

Publié par Oriane sur 3 Octobre 2009, 19:53pm

Catégories : #En semaine

Rezo Films

Après un voyage tumultueux à Venise, la capitale des amoureux, Marion, une photographe bobo branché aux lunettes à grosses montures noires et Jack, son mec, architecte d'intérieur de profession mais surtout casse-pipe (pour ne pas être vulgaire) décident de passer 2 days in Paris. Alors pourquoi Paris ? Parce que Marion a de la famille et souhaite la faire rencontrer à l'homme qui partage depuis plus de 2 ans sa vie quotidienne. Mais l'homme en question n'est pas au bout de ses peines et va découvrir une capitale pas si carte postale que ça. Julie Delpy, en revenant dans son pays natal, filme un Paris bourdonnant, franchouillard et bien trop petit bourgeois que la réalité ne le laisserait paraître. Mais fichtre, que c'est drôle ! Julie Delpy a l'art et la manière de peindre sur sa toile les pires clichés des français et américains qui résonne un peu comme un combat (de coq) entre ces deux pays occidentaux. Le français apparaît ainsi comme un cochon entrain de parler de parties de jambes en l'air, mangeant des plats peu appréciables (la scène du poulet chez les parents par exemple), grandes gueules, racistes quand à l'américain, il est a fond sur les règles sanitaires, hypocondriaque, puritain, etc. C'est peut être aussi grâce au talent des deux acteurs que les clichés passent bien à l'écran car il faut se l'avouer, sans eux, cela aurait été inconcevable. Mais avant tout, 2 days in Paris est une histoire d'amour entre deux êtres qui pensent se connaître mais qu'une ville, en l'occurrence Paris, va les dévoiler. Jack découvrira que Marion a des parents très envahissants, des amours d'un soir pas si enterrés que ça quant à la demoiselle, elle se rendra enfin compte qu'elle a trouvé l'homme de sa vie, pas forcément le meilleur, mais celui qui la fera rire, rêver, aimer. Et au fond, c'est beau tout ça. Si Julie Delpy emprunte les chemins (connus) d'un Woody Allen pour les discussions bobos intellos obsédés du popotin, elle se révèle dans un style à elle qui lorgne du côté de Klapisch pour cet amour de filmer Paris de façon cliché (au sens littéral du terme : photographique). A savourer au chaud, avec si possible un bon jambon-beurre, peuchère !

Julie Delpy et Adam Goldberg. Rezo Films

 

 

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !