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~ Viva el cinema ~


Fish tank

Publié par Oriane sur 19 Septembre 2009, 22:46pm

Catégories : #Critique

MK2 Diffusion

-COUP DE COEUR-

Fish Tank commence comme un bon vieux Loach : banlieues anglaises défavorisées, réalisme sur fond social. Si le film d'Andrea Arnold se pose sur ces bases, il s'en détourne complètement pour dresser le portrait d'une adolescente : Mia, rebelle de 15 ans. La volcanique teenager rejette tout : sa mère, sa petite soeur, ses amies et (on s'en doute) l'école. Elle libère cette permanente rage au ventre dans son unique passion : le hip-hop qu'elle danse dans un appartement désaffecté. Sa vie se voit changée du jour au lendemain dès lors que sa mère ramène un bel éphèbe masculin à la maison. C'est à partir de ce moment là que le film bascule dans un touchant teen-movie où Mia découvre ses premiers émois amoureux, le désir sexuel (à l'exemple de cette troublante scène nocturne à la limite de l'inceste) mais aussi d'autres sentiments comme la jalousie ambiguë avec une mère immature et irresponsable. Ce que l'on retient de Fish Tank, c'est sa mise en scène organique, les sens sont sans cesse convoqués : l'ouïe avec la musique hip-hop, musique salvatrice qu'on branche à tue tête, le toucher avec cette séquence au ralenti où sexy beau papa prend Mia dans ses bras ou encore l'odorat et la vue, sens toujours utilisés en présence du père de substitution. Mais ce film peut se voir également comme une ode à la liberté, au voyage vers un ailleurs. Andrea Arnold multiplie les séquences de symboles : la jument attachée, le petit copain gitan (gens du voyage), l'escapade en campagne à la recherche du poisson ; cette séquence champêtre donne d'ailleurs tout son sens et son titre au film : Mia est comme ce fish qui a envie de prendre sa liberté et navigue en eaux troubles. Quant à Katie Jarvis, l'héroïne est saisissante de naturelle, au tempérament explosif, elle ne joue pas Mia, elle est Mia et s'avère être la jeune révélation du cinéma britannique, à ses côtés évoluent deux figures confirmés : Kriesten Wareing (aperçue dans It's a free world) et surtout Michael Fassbender dans un rôle très physique.

 

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Mion 28/09/2009 08:55

Je reviens du festival du cinéma de Chinon, c'était génial! Je vous souhaite à tous de voir le Ruban Blanc de Haneke, c'est une merveille! J'ai aussi adoré La Vague!

Jérémy 27/09/2009 13:54

Content que le film t'ai plu, je l'ai trouvé magnifique aussi.

Mion 25/09/2009 12:08

Tiens, faudra absolument que je le vois! Ahhh, ce weekend, festival du cinéma de Chinon : thème "le cinéma allemand", ça va être génial! Et je vais voir le Ruban Blanc en avant-première! :)

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