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~ Viva el cinema ~


Paris

Publié par Oriane sur 24 Mars 2008, 23:23pm

Catégories : #Critique

Paris, brûle t-il, Les toits de Paris, Paris, je t'aime, 2 days in Paris, des films sur la capitale, il y'en a eu des tas, Cédric Klapish n'innove pas en nous livrant son cru 2008 made in Paris, capitale des amoureux.

Romain Duris campe le rôle d'un danseur malade, à qui l'on dit de battre ton coeur va s'arrêter. Sa soeur, Juliette Binoche (parfaite) vient le soutenir à affronter cette nouvelle « vie ». Il aime regarder Paris, les gens : ce sont pour lui des sortes de héros imaginaires. Klapisch aime les gens, ça se voit, il aime ses acteurs. Avec Paris, il reprend quelques acteurs fétiches (Romain Duris, Fabrice Luchini (Rien du tout) et la Renée, la petite mémé de Chacun cherche son chat, un de ses premiers films) et quelques très bonnes nouvelles recrues pour un film choral, kaléidoscope, fragmenté sur Paris.

 
  


On aime donc, croiser un Fabrice Luchini au meilleure de sa forme (hilarante scène de danse pop), détester Karin Viard en boulangère raciste qui vous minaude à tout bout de champ un « En vous remerciant » (réplique culte), on apprécie l'interprétation tout en finesse de Julie Ferrier, magnifique et drôle en marchande de fruits et légumes, nouvelle dans la tribu Klapish, on adore se perdre dans les beaux yeux bleus-verts de Mélanie Laurent, étudiante en histoire un peu bobo, on rigole des répliques douces amères des maraîchers de la périphérie de Paris. Que ce soit François Cluzet, Albert Dupontel, Gilles Lelouche, Zinedine Soualem et même la petite apparition de Sabrina Ouazani - plus habituée des caméras d'Abdellatif Kechiche- et les autres, tous livrent une prestation sincère et émouvante.

 

 
Mais et oui, il y'a mais. En sortant de la salle, j'étais très émue, sous le choc, prête à mettre à 4 étoiles, avec le temps, Paris s'est décanté : adoré comme un Paris-Brest au début, aimé comme un Paris-beurre maintenant, authentique et délicieux mais qui se mange trop vite (appréciez les jeux de mots : je me suis creusé la tête). En effet, Paris survole les personnages et ne creuse pas les relations, c’était un pari(s) difficile, les films choraux sont durs à réaliser en général. Quelques passages sont donc pas très intéressants : l'histoire du camerounais, les tops-models un peu futiles. Quelques histoires secondaires comme le couple Julie Ferrier/Gilles Lelouche aurait pu être un peu plus développé, c'est dommage. Mais c’est difficile de tout développer en 2h10 et surtout avec toute cette galerie de personnages.
 
  
 
Au final, Klapisch réussit (quand même) un film kaléidoscope, réunissant toutes les couches sociales d'une ville, la capitale française : Paris. Des maraîchers à la boulangère en passant par le danseur et la vieille de l'immeuble, Klapisch signe un Paris qui respire la vie : des rires, de la danse, des pleurs, des cris... mais qui aborde aussi un thème plus sensible : la mort avec le danseur.

Paris, je t'aime.

 

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Snoww 28/03/2008 18:50

A la fin il meurt paa !! ptetre un 2eme !! =[)

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