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~ Viva el cinema ~


Remakeur professionnel d'Hitchcock : Brian de Palma

Publié par Oriane sur 13 Avril 2008, 16:22pm

Catégories : #Réalisateurs


Brian De Palma


Réalisateur, Acteur, Producteur, Scénariste, Scénariste (version originale), Directeur de la photographie, Monteur américain


né le 11 septembre 1940

Marqué par la vision, à 18 ans, de Vertigo d'Alfred Hitchcock (cinéaste auquel il ne cessera d'être comparé), il découvre avec émerveillement le monde du spectacle durant ses années de fac.

Focus sur un fana d'Hitchcock et du split-screen


Des débuts très prometteurs

Ayant acheté pour une poignée de dollars une caméra 16 mm, Brian De Palma signe au début des années 60 quelques courts et moyens métrages documentaires et de fiction, dont le remarqué Woton's Wake. Etudiant le cinéma au Sarah Lawrence College, il tourne avec ses camarades en 1963 son premier long, The Wedding party avec Robert De Niro, un débutant qu'il présentera en 1970 à son ami Martin Scorsese. Influencé par la Nouvelle Vague, le 7ème art est pour De Palma un terrain d'expérimentations formelles, comme en témoigne l'utilisation, dès Dionysus (pièce de théâtre) en 1970, du split screen.
 


 

Un cinéaste "postmoderne"

Après une première expérience hollywoodienne malheureuse (Get to Know Your Rabbit), De Palma accède à la reconnaissance en 1973 avec Soeurs de sang, thriller d'épouvante dans lequel il développe deux de ses thèmes fétiches, le double et le voyeurisme (Body Double, Pulsions,etc). C'est le premier d'une série de films d'horreur truffés de références -qui lui valent d'être qualifié de cinéaste "postmoderne"-, tels le psychédélique Phantom of the Paradise et Carrie au bal du diable, deux films qui remportent le Grand Prix à Avoriaz.

 


Les années "noires"

Cinéaste de l'Obsession (titre d'un film de 1977) et de la manipulation (Pulsions, Blow out), De Palma s'éloigne du fantastique dans les années 80. En 1983, il réalise, sur un scénario d'Oliver Stone, Scarface, relecture du chef d'oeuvre de Hawks avec Al Pacino en baron de la drogue. Après ce film-culte, il s'inspire encore de la mythologie des gangsters pour Les Incorruptibles (d'après la fameuse série), avec Kevin Costner et Robert De Niro, qui fait un tabac en salles. En 1993, L'Impasse, film noir dont le brio est salué par la critique, marque les retrouvailles du cinéaste avec Pacino.



Un auteur "bankable"

Considéré comme un "auteur" à l'européenne en raison de la dimension personnelle de ses films, De Palma est sollicité par la star Tom Cruise pour réaliser Mission: impossible, premier volet des aventures de l'agent Ethan Hunt, dérivées de la série d'espionnage du même nom. Après ce carton au box-office mondial (qui fera l'objet de suites tournées par d'autres metteurs en scène), il signe le plus complexe Snake eyes, nouvelle réflexion sur les faux-semblants.
 

Tom Cruise. United International Pictures (UIP)


Les années 2000 et les "reremakes"

Se plaisant à revisiter les genres (citons aussi le film de guerre avec Outrages en 1990), il s'essaie en 2000 à la SF avec Mission to Mars, qui déconcerte public et critiques, tout comme Femme Fatale, tourné entre Paris et Cannes. Ces revers n'entament en rien son amour du cinéma, qui transparaît dans le troublant Le Dahlia noir, adaptation du roman d'Ellroy au casting glamour (Scarlett Johansson) et revisitant pour la énième fois une des séquences fétiches de De Palma : la douche dans Psycho . En 2008, il signe le remake de son film Outrages, Redacted, relatant des faits de la guerre entre l'Afghanistan et les Etats-Unis.


Scarlett Johansson. Metropolitan FilmExport

 

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Stoni 19/08/2008 19:52

Un (grand) cinéaste au talent qui va decrescendo tant sa filmo s'étiole au fil du temps.
A envisager de classer dans la rubrique "Un gâchis" du désormais notoire questionnaire "Si j'étais...".

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