Adaptation d'un livre de François Bégaudeau (La Blessure, la vraie), Abdellatif Kechiche termine sa trilogie sétoise (Intermezzo n'est jamais sorti au cinéma, faute de scènes trop équivoques) avec Mektoub My Love : Canto Due. On y retrouve donc Amin, beau comme un Dieu, le double du réalisateur, le photographe, l'observateur pour de nouvelles aventures au bord de la Méditerannée. Il aura fallu attendre sept ans avant que le long-métrage voit le jour, sept années de montage aussi. Et #MeToo est passé par là, presque toutes les scènes en gros plan sur les fesses des actrices sont supprimées. Kechiche, que l'on connaissait comme le cinéaste de l'épuisement, de l'étirement par exemple pour les scènes de nourriture ou de sexe, signe ici un long-métrage moins emphatique. C'est davantage solaire, sensuel, presque romantique parfois et digne d'un polar de sitcom à la toute fin.
Pour finir, Mektoub My Love : Canto Due s'avère être un film à la vitalité folle qui clôt d'une manière plus neutre cette trilogie. L'hédonisme, comme je l'ai dit plus haut, est parti pour laisser place à un récit plus formel.
En deux mots, un long-métrage puissant.
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