Ploy, c'est une "gamine" de 19 ans à la silhouette androgyne et à la tignasse bouclée, qui va en l'space d'une nuit remettre en question un couple marié près de la "date de péremption". Tout commence par une rencontre autour d'un bar à 4h du matin, Wit invite Ploy dans sa chambre d'hôtel pour y passer la nuit mais sa femme Deng n'apprécie pas cette audace, elle soupçonne son mari de la tromper. La petite jalousie d'une femme mariée dégénère en mort du couple. Car dans Ploy, tout est une question de mort et de naissance, mort d'un couple qui va célébrer à Bangkok les funérailles d'un proche, mort d'un désir : des corps qui se font dos à l'nverse dans la chambre d'à côté naît un couple (le barman et la femme de chambre) qui font l'mour dans de drôles de corps à corps à l'érotisme très léché. Mais est ce un vrai couple ou l'objet de fantasmes, de rêves du couple à la quarantaine passée ? Nous ne le saurons jamais. Car Ploy est aussi un film d'espace, les frontières entre l'espace filmique et l'espace-temps sont constamment brouillées ce qui le rapproche d'une esthétique assez lynchéene (mais de loin quand même).
Présenté lors du Festival asiatique de Deauville 2008 et lors de la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2007, Ploy hypnotise, nous plonge dans un univers entre rêve et réalité où la sensualité et la torpeur sont reines.
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