Vous êtes un féru des salles obscures, un véritable passionné de cinéma
? Alors ce blog est pour vous ! !
Bienvenue sur Viva el cinema 2
N'hésitez pas à
commenter mes petites critiques de films et autres rubriques cinéma.
Un seul mot: Viva el cinema ! Vive le 7ème art ! Je précise que mes goûts sont très éclectiques : j'aime tout !! Du cinéma grand public au
dernier film serbo-croate sous titré en russe (je caricature un peu mais c'est vrai)...
Avant de
critiquer... Voici mon barème d'étoiles (inspiré d'Allociné) :
à oublier d'office !
passable ou difficile à noter
excellent moment en perspective, à revoir en DVD
la perfection n'existe pas... mais on peut s'en rapprocher !
Le joli mois de mai arrive chargé de ses ponts, son muguet mais surtout de son Festival de Cannes (dois-je le
rappeller du 16 au 27 mai). J'ai donc envie de voir plein (ah bon ?) de films allant du dernier Burton Dark Shadows à Walk away Renée (deux places gagnées grâce à Phil Ciné !)
en passant par De rouille et d'os, Moonrise Kingdom et Cosmopolis. Je passe outrefait Sur la route et Woody Allen : a documentary. Du ciné en veux tu
en voilà pour ce mois, donc ! J'en salive d'avance. Très belle sélection cannesque cette année !
J'espère que vous appréciez ce petit espace ciné, je tiens à
remerciertous les blogueurs ou anonymes qui commentent régulièrement mes "écrits".
Ça m'apporte beaucoup !
Après son triomphe pour Un prophète, Jacques Audiard revient sur la Croisette avec De rouille et d'os. Sur le papier, adapter ce mélo issu d'un
recueil de nouvelles de Craig Davidson aurait pu s'avérer casse-gueule mais sous la caméra d'Audiard, c'est tout autre. Car d'abord Audiard, c'est un metteur en scène. Un metteur en scène
brillant. Marion Cotillard apparaît à l'image telle une estropiée paumée, autrefois belle dresseuse d'orques. Quant à Matthias Schoenaerts, que dire de son interprétation toute en
puissance et en délicatesse. Mais aussi choc. Le film en effet multiplie les scènes chocs voire trash, tant dans les combats que dans les relations sexuelles. On ressent
un côté sauvage de la mise en scène, les personnages dont le réalisateur a fait un important travail sur les corps, apparaît tels des animaux, des animaux certes, mais
mutilés. Mutilés par le combat de la vie. Stéphanie (Marion Cotillard) par son combat contre son handicap, Ali (Matthias Schoenarts) par ses combats de boxe. Audiard filme ici, comme il
avait pu le faire avec Sur mes lèvres (que je vais me presser de voir !), le handicap, celui d'une femme. Même s'il sublime Marion par moments (voire sa renaissance sur
le balcon lorsqu'elle se rémémore les gestes qu'elle faisait autrefois), son cinéma apparaît très viril dans les relations entre personnages. Comme le dit Stéphanie, cela manque
de délicatesse, surtout de la part d'Ali, personnage parfois antipathique. Seul son enfant le rendra plus humain à la toute fin.
De rouille et d'os marque par sa direction d'acteurs et par son sujet. Audiard laisse de côté la misère sociale pour se concentrer sur ses
personnages. Un film au plus près des corps avec une Marion Cotillard, magistrale. Un prix d'interprétation féminine peut être ? C'est tout le bien que je puisse lui
souhaiter.
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